•  Déportation. Marie-Jo Chombart de Lauwe : « Écrire m’a libérée »

    Marie-Jo Chombart de LauweMarie-José Chombart de Lauwe, ici en compagnie de Jean-Noël Mir, documentaliste, a échangé pendant plus d’une heure avec les élèves de troisième du collège, mardi matin. Ouest-France

    Cette grande dame œuvre toujours pour défendre les valeurs humanistes. Mardi, l’ancienne résistante a raconté sa déportation aux élèves du collège qui porte son nom.

    « Je n'avais plus de nom, plus de prénom. J'étais devenue un numéro : 21 606. » Les années et la déportation n'ont pas altéré l'assurance et surtout pas les valeurs de Marie-José Chombart de Lauwe, bien au contraire. À 91 ans, l'ancienne résistante est venue échanger avec les élèves du collège qui porte son nom, mardi matin.

    Intarissable, elle explique : « Il faut savoir qu'au début des années 40, les Allemands interdisaient à quiconque de se déplacer librement sur les zones côtières. » Marie-Jo Chombart de Lauwe entre très tôt en résistance. Étudiante en médecine à Rennes, elle obtient un « ausweis » (laisser-passer) pour venir voir ses parents à Bréhat.

    « Quand je croisais des Allemands, je jouais la naïve »

    Membre du réseau « La bande à Sidonie », créé par sa mère Suzanne, elle profite de ses déplacements pour transmettre des informations destinées aux forces alliées en Angleterre. « Je glissais les documents codés dans mes livres d'anatomie. Je savais très bien ce que je faisais mais, quand je croisais des Allemands, je jouais la naïve », sourit-elle. En 1942, la branche Rennaise du réseau sait qu'elle est infiltrée et ne tarde pas à tomber…

    Une histoire qu'elle a racontée mardi aux collégiens de l'établissement de Paimpol qui porte son nom.

    Article paru dans Ouest-France


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