• Fulgence Bienvenüe

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    Fulgence Bienvenüe, devant l'entrée de la station Monceau

     

    Fulgence Marie Auguste Bienvenüe, né le 27 janvier 1852 Uzel (Côtes-d'Armor) et décédé le 3 août 1936 à Paris, est un inspecteur général des Ponts et Chaussées. Il est, avec Edmond Huet, le père du métro de Paris.

     

    Origine

    Il est le treizième et dernier enfant d'une famille bretonne (Côtes-d'Armor). Son père notaire très cultivé consacrait son temps libre à l'histoire et l'archéologie, se passionnant en particulier pour les monuments antiques de la région. Il a transmis son goût pour les auteurs grecs et latins à son dernier fils, et eu sans doute une influence importante sur ses brillantes études. Son grand-père, magistrat, juriste, écrivain, polémiste est l'auteur d'une œuvre considérable.

    Sa famille est apparentée notamment au maréchal Foch, ce dernier ayant épousé le 5 novembre 1883 en l'église Saint-Michel de Saint-Brieuc Julie Bienvenüe, petite-cousine de Fulgence, et aux Mazurié de Keroualin de Segré.

     

    Paris

    Pris d’amour pour la capitale, il se rapproche de Paris. Affecté en février 1884 au 1er arrondissement de la 1ère section du contrôle de l’exploitation des chemins de fer de l’Est (900 kilomètres de voies), il fait construire la ligne Paris-Strasbourg jusqu'à Epernay, et contrôle également les 247 kilomètres des chemins de fer du Nord. Il préfère agir plutôt que surveiller l’action des autres.

    Souhaitant être affecté au service municipal, il devient en février 1886 responsable de la 8ème section du service municipal de la voie publique dans les 19ème et 20ème arrondissements, des quartiers populaires. Il poursuit l’équipement en égouts des différents quartiers, fait percer l'avenue de la république jusqu'à la limite du 20ème arrondissement (boulevard de Ménilmontant) et aménage le parc des Buttes-Chaumont. 

    Il s’intéresse également au problème des transports pour les quartiers en hauteur, comme Belleville, les ouvriers devant y remonter après leurs journées de travail. C’est ainsi qu’il conçoit le tramway funiculaire, pris en charge par le conseil municipal et inauguré en septembre 1890.

    En 1891, il est promu Ingénieur en Chef, en service spécial sous l’autorité de l’Inspecteur Général Humblot pour résoudre un certain nombre de problèmes d’alimentation en eau potable. Il dirige notamment la construction de l'aqueduc de l'Avre de 1891 à 1893, et réalise l’étude de la dérivation des sources du Loing et du Lunain.

    En 1894 apparaît la loi qui exige le raccordement de tous les bâtiments aux égouts.

     

    Le métro

    En 1895, il réalise avec Edmond Huet l’avant-projet d’un réseau de chemin de fer métropolitain pour la Ville de Paris, à voie étroite et à traction électrique, en s'inspirant des études de Jean-Baptiste Berlier.

    Le premier projet de métro remontait à 1851, avait été repris en 1871, puis rediscuté en 1877 à 1883. Le conseil municipal, qui souhaite un service local, adapté aux attentes de la population de la ville, se heurte jusqu’en 1894 à l’opposition des grandes compagnies de chemin de fer soutenues par l’État, qui souhaitent le simple prolongement de leurs lignes. Cependant, l'exposition universelle de 1900 nécessite la concrétisation rapide de ce projet.

    Fin 1895, une dépêche ministérielle reconnaît enfin à la ville de Paris le droit de réaliser une desserte orientée par les intérêts urbains. Bienvenüe présente un projet définitif que le conseil municipal adopte le 9 juillet 1897, et le 30 mars 1898, une loi déclare d'utilité publique l’établissement dans Paris du Chemin de Fer Métropolitain.

    Les travaux sont lancés le 4 octobre suivant afin d'être prêts avant l'exposition universelle de 1900. En 1899, Bienvenüe est déchargé de ses autres fonctions pour se consacrer exclusivement à cette tâche. Cette première ligne (Porte de Vincennes - Porte Maillot) est inaugurée le 19 juillet 1900 par M. Bienvenüe. La même année, il est nommé officier de la Légion d'honneur.

    En cinq ans, les 42 kilomètres des lignes 2 et 3 sont établis. Adopté en 1903, le tracé de la ligne 4 nécessite la traversée sous-fluviale de la seine, ce qui représente un important défi technique, même si le passage sous la Tamise avait été couronné de succès à Londres. Commencés en 1904, la mise en œuvre de la ligne intervient finalement le 9 janvier 1910.

    Le 28 avril 1909, Bienvenüe épouse Jeanne Loret. À partir de 1911 et pendant une durée de dix ans, Bienvenüe assume, en plus de ses autres fonctions, celle de directeur du Service de la Voie publique, de l’Éclairage et du Nettoiement.

    Bien qu’ayant soixante-deux ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il obtient sa mobilisation, pour participer à la mise en état de défense du camp retranché de Paris. Une fois la menace allemande éloignée, le préfet de la Seine négocie le maintien des chantiers du métropolitain, toujours sous la direction de Bienvenüe, qui assume également celle du service du port de Paris. S’en suivent la création du port de Gennevilliers, l’aménagement du canal Saint-Denis et l'élargissement du canal de l'Ourq.

    En 1924, la ville de Paris lui décerne sa Grande Médaille d’or. Le décret du 26 janvier 1929 l'élève à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'honneur. Il choisit, comme l'usage le veut, un parrain pour être promu et ce fut le maréchal Foch qui mourut quelques semaines plus tard. Cette distinction lui est décernée en récompense des services rendus auprès de la ville de Paris.

    Bienvenüe demeure Ingénieur Conseiller de la Ville jusqu’à sa retraite, à l'âge de 80 ans. L'année suivante, le Conseil municipal de Paris décide de donner son nom à la station de métro et à la place du Maine.

    Fulgence Bienvenüe meurt dans la capitale le 3 août 1936 (à 84 ans), et est inhumé le 7 août au cimetière du Père-Lachaise (division 82). En janvier 1987, un timbre a été édité en sa mémoire.

     

    Tombe de Fulgence Bienvenüe

     

    Pensée

    Agissant dans une tradition de sérieux et de travail, il n’accorde aucune importance au confort domestique. À propos du métro de Paris, il déclare : « L’artiste imprime à son œuvre un sceau de personnalité alors que l’ingénieur est amené à se considérer comme l’artisan d’une œuvre impersonnelle. Car si, dans l’ordre technique, toute œuvre précise et concrète est bien le fruit de la méditation individuelle, la forme qu’elle revêt résulte de la synthèse d’un grand nombre d’efforts différents. »

    Son goût pour le latin et le grec nous vaut cet hexamètre symbolisant sa réalisation majeure :

    Jovis erepto fulmine, per inferna vehitur Promethei genus. « Par la foudre ravie à Jupiter, la race de Prométhée est transportée dans les profondeurs ».

    Article tiré de Wikipédia


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