• La presse ancienne comme support de recherche

    Emmanuelle Roy et Françoise Jaunas animent les ateliers aux Archives départementales.

     

    La presse ancienne comme support de recherche

    Chaque jour, une dizaine de titres sont archivés.

     

    À La Roche-sur-Yon, rue Haxo, les Archives départementales numérisent la presse ancienne locale à l'intention des généalogistes, amateurs d'histoire... Des ateliers leur sont proposés.

    Pourquoi ? Comment ?

    Que peut-on consulter aux Archives départementales ?

    Évidemment de nombreux documents : État civil, recensements de population, délibérations municipales, plans cadastraux... Mais aussi, 200 titres de presse locale et nationale. Chaque jour, une dizaine de titres sont archivés. « Les journaux locaux sont particulièrement consultés en salle de lecture, précise Emmanuelle Roy, employée aux Archives départementales. C'est une mine d'informations pour les amateurs d'histoire locale. » Depuis plusieurs années, l'établissement mène une politique active de numérisation et d'océrisation des journaux : « C'est un procédé de reconnaissance optique de caractère qui permet de faire de la recherche en plein texte. »

    Comment se déroulent ces ateliers ?

    Dans un premier temps, Emmanuelle Roy et Françoise Jaunas présentent la grande diversité des titres, tant du point de vue géographique que par les périodes couvertes ou les informations offertes (presse politique et d'information générale, presse spécialisée, bulletins paroissiaux...). « Tous les titres que nous citons, nous en avons une collection », indique Françoise Jaunas, employée des Archives départementales. « Nous proposons de visiter des sites « amis », tel que le portail de la Presse locale en France, un site récemment ouvert. Mais aussi, la bibliothèque nationale de France, la médiathèque Benjamin-Rabier, à La Roche... »

    Comment consulter la presse ancienne ?

    De chez soi, en se connectant sur http://archives.vendee.fr. Et c'est aussi là, l'un des intérêts de cet atelier. Emmanuelle et Françoise détaillent un à un les outils de recherche disponibles. Elles guident les participants, en leur donnant une méthodologie de recherche : chronologique, alphabétique, thématique, ou encore géographique... Et de rappeler, qu'« une vingtaine d'ordinateurs sont également disponibles dans nos locaux. Et qu'un accompagnement par un membre des Archives départementales est aussi possible sur place ».

    À qui s'adressent ces ateliers ?

    À tous les particuliers... Aux amateurs d'histoires locales, aux acteurs culturels, aux généalogistes, aux associations... Comme Philippe, un Herbretais, membre de l'association l'Héritage : « Je suis passionné par l'histoire des noms de rues, de commerces ou d'entreprises. » Chantal arrive tout droit du Bocage et appartient l'association La Bruffière autrefois : « Je suis venue voir s'ils avaient ici conservé et numérisé les bulletins paroissiaux de ma commune. » Gaston, 92 ans, est en quête d'une date : « Pendant la guerre, ma sœur et moi avons été victimes d'un accident. Ce jour-là, nous avions été arrêtés par les Allemands, à Nalliers. J'en recherche la trace ».

     Renseignement : 02 51 37 71 33

    archives@vendee.fr

    http://archives.vendee.fr    

    Article paru dans Ouest-France

     


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  • Dans certaines paroisses, les curés des années 1680 plaçaient au début ou en fin de registre ce petit poème. Le poète qui a écrit ces lignes s’appelle Pierre Patrix.

    Je rêvais cette nuit que de mal consumé
    côte à côte d’un pauvre on m’avait inhumé
    et que n'en pouvant souffrir le voisinage
    en mort de qualité je lui tins ce langage
    retire toi, coquin, va pourrir loin d’ici,
    il ne t’appartient pas de m’approcher ainsi
    coquin, me dit-il d’une arrogance extrême,
    va chercher tes coquins ailleurs, coquin toi-même.
    ici tous sont égaux et je ne te dois rien
    je suis sur mon fumier comme toi sur le tien

    Poème paru sur la liste de discussion du Gen56

     

    Qui était Pierre Patrix

    Pierre Patrix, seigneur de Sainte-Marie, gentilhomme normand, né en en 1853 à Caen et mort le 6 octobre 1671 à Paris, est un poète français.

    Gentilhomme de Normandie, Patrix était le fils de Claude Patrix, conseiller au bailliage de cette ville et de Marguerite de Bourgueville. Son grand-père était un Provençal originaire de Beaucaire qui, s’étant trouvé à Caen en l’année 1521, lorsque le Parlement de Rouen envoya des députés de son corps, pour en réformer l’Université, fut choisi par eux, quoiqu’il n’eût encore que la qualité de licencié ès lois, pour y être professeur en droit civil, et quelque temps après, il fut conseiller au même Parlement et régent de l’Université.

    Destiné au barreau par son père, Patrix fut élevé dans l’étude des lois et soutint ses thèses devant la Faculté de Droit de Caen, le 19 août 1608, mais son gout particulier ne lui permit pas de s’y arrêter et il se dégouta bientôt du droit. Doué d’un caractère vif, enjoué et indépendant, il préféra conserver son indépendance, se livrant tout entier aux plaisirs dans sa patrie, qui fleurissait alors en politesse et en enjouement, et dont les délices l’y retinrent jusqu’à l’âge de quarante ans.

    Il avait déjà atteint sa quarantième année, lorsque, se voyant peu favorisé de la fortune, il la quitta avec assez peu de bien, pour entrer au service de Gaston de France, duc d’Orléans, frère de Louis XIII, en qualité de premier maréchal-des-logis. Comme la cour brillante et joyeuse de ce prince, qui se tenait à Blois, surpassait celle du roi son frère en politesse, en agrément, et en bon gout, Patrix eut l’occasion d’y briller par l’aménité et la délicatesse de son esprit. Patrix avait le grade de Grand Vicaire dans le « Grand Conseil de Vauriennerie » que Monsieur avait institué. Ce fut aussi là qu’il entra en société avec les Voiture, les Segrais, les Chaudebonne, les Rivière, et les Belot, et qu’il acquit une estime universelle, non seulement par les talents de son esprit, mais encore par sa probité, et sa fidélité. Ce fut aussi lui qui cacha Pascal dans sa maison, au moment de la publication des premières Les Provinciales.

    II suivit constamment la fortune de son maitre et, après la mort du duc d’Orléans, en 1660, Patrix s’attacha à celle de sa veuve, Marguerite de Lorraine, il fut premier écuyer. Cependant ses longs et fidèles services auprès d’un maitre qui l’affectionnait et qui l’estimait ne lui valurent en tout que le gouvernement du comté et château de Limours, Montlhéry, avec un logement dans le palais d’Orléans et quelque pension qui n’était pas fort considérable. Comme un grand seigneur travaillait à faire donner ce gouvernement à une de ses créatures, Patrix lui fit signifier les commandements divins, parmi lesquels se trouve « le bien d’autrui tu ne prendras. »

    Patrix avait un esprit, très naturel et infiniment agréable et avec son accent normand, dont il ne put jamais défaire et une niaiserie affectée, qu’il avait apportée de Caen où elle était forte familière, il était d’une conversation brillante, ce qui ne contribua pas peu sans doute à sa réputation. On a dit de Voiture qu’il avait l’extérieur niais, et Huet assura avoir souvent entendu dire à Patrix, que c’était lui qui avait appris la niaiserie à Voiture.

    II était fort réputé pour ses bons mots, dont plusieurs ont été conservés : lorsqu’il se trouvait dans des réunions où l’on parlait de sciences, il avait coutume de dire à ceux qui étaient auprès de lui, qu’il allait gouter de leur vin. À l’âge de quatre-vingts ans, il essuya une grande maladie. Un jour ses amis le félicitaient de son rétablissement, et l’invitaient à se lever : « Hélas ! Messieurs, leur répondit-il, ce n’est pas la peine de me rhabiller. »

    Comme il était sur la fin de sa vie fort occupé de la mort, il fit peu de jours avant la sienne ces vers si célèbres :

     

    Je songeais cette nuit, que de mal consumé
    Côte à côte d’un pauvre on m’avait inhumé ;
    Mais ne pouvant souffrir ce fâcheux voisinage.
    En mort de qualité, je lui tins ce langage.
    Retire toi, Coquin, va pourrir loin d’ici,
    Il ne t’appartient pas de m’approcher ainsi.
    Coquin ! Ce m’a-t-il dit, d’une arrogance extrême,
    Va chercher tes coquins ailleurs, coquin toi-même.
    Ici tous sont égaux, je ne te dois plus rien,
    Je suis sur mon fumier, comme toi sur le tien.

    La Parisien Scarron l’a également mentionné dans ses poésies :

    Et Patrix,
    Quoique Normand, homme de prix.

    On a de Patrix La Miséricorde de Dieu sur la conduite d’un pécheur pénitent, avec quelques autres pieces chrestiennes, le tout composé et mis en lumiere par luy-mesme, en réparation du passé, etc. recueil dédié au duc d’Orléans. « Ce recueil, a dit Huet, mérite d’être conservé pour sa singularité ; car encore que les vers soient sort négligés, languissants, sentant le terroir Normand et le déclin de l’âge, l’on y voit néanmoins briller cet esprit original d’où ils sont partis, et l’on y reconnait un cœur touché d’une piété sincère. » Quelques-unes des chansons et autres poésies de Patrix ont été conservées dans le tome quatrième du Recueil de Barbin, et l’on trouve du même poète deux pièces sur la Pucelle d’Orléans, dans un Recueil d’inscriptions et vers, sur ce sujet, imprimé à Paris en 1628, in-4°.

    Ami et compatriote de Malherbe, Patrix avait bien fait, dans sa jeunesse, plusieurs pièces galantes, et quelques-unes même licencieuses, dont Huet, qui les avait vues, a dit que « Le caractère de ses vers est tout à fait original et presque inimitable, et l’on y trouve un sel d’un gout exquis », mais, à un âge plus avancé, où l’esprit de dévotion prit en lui le dessus, il les fit rechercher exactement et les supprima toutes le plus qu’il pût, pour ne plus faire de vers que sur des sujets de piété.

    À sa mort, à l’âge de 88 ans, il fut inhumé dans l’église des religieuses du Calvaire.

    Article tiré de Wikipédia L’encyclopédie libre


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    Une nouvelle exposition au musée Eugène Aulnette

     

    Grande admiratrice de Mathurin Méheut, la Rennaise Soizic Oger Le Goff expose ses peintures du 7 mai au 25 juin 2017 au musée Eugène Aulnette, au Sel de Bretagne.

    Voilà trente ans que cette maman de trois enfants, tous étudiants, peint. Elle donne des cours de peinture chez elle, généralement en fin d’après-midi, « ce qui me laisse tout loisir de peindre mes tableaux dans la journée ». Respectueuse de la terre bretonne, elle met en scène ici des danseurs et danseuses folkloriques, là des bagadou, « sans jamais dénigrer les gens, sans en faire des caricatures, des bécassines », souligne-t-elle.

    La mer est aussi un décor qui a ses faveurs et où elle peut exprimer le mouvement, au travers de ses voiliers multicolores, la vie, au travers des oiseaux marins. Si elle devait s’étiqueter, elle choisirait « peinture contemplative ». Une promenade au milieu des bois et des chaos d’Huelgoat, soulignés par de magnifiques aplats verts, apporte une fraîcheur bienvenue dans cette exposition.

    Le musée Eugène Aulnette est ouvert tous les dimanche après-midi, de 14h30 à 18h. L’entrée est libre.

     

    Contact :

    Musée Eugène Aulnette

    2, rue Nominoë̈  35320 Le-Sel-de-Bretagne 

    Tél. 02 99 42 28 67 (aux heures d’ouverture) / 02 99 43 14 40

    Mél : amiseugene@gmail.com 

    Site : http://amiseugene.free.fr/ 

    Article paru dans Le Peuple breton 


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  •   Le paradis secret des phoques gris

    Les phoques adultes mâles, au pelage généralement plus foncé que celui des femelles et des jeunes, peuvent atteindre près de 200 kg. | Audric Guerrazzi

     

      Le paradis secret des phoques gris

    Vendredi 28 avril, Cécile Lefeuvre, chargée de mission patrimoine naturel au Parc marin d'Iroise, accompagnait Livier et Charles sur le terrain. | Audric Guerrazzi

     

    Le Parc Marin a recensé 60 phoques, ce vendredi, sur l’Île-de-Sein, au large du Finistère. Bien loin des centaines de milliers d’individus des îles britanniques et moins aussi que sur l’archipel de Molène, où ils peuvent être près de 200 en été. Mais aucune colonie répertoriée n’est plus au sud que l’île de Sein, ce qui en fait un site unique.

    Reportage

    L’Île-de-Sein, c’est la riviera des phoques gris. Mais une riviera confidentielle, à l’abri des regards, où se retrouvent, loin des mégapoles pinnipèdes septentrionales (les îles britanniques, n & dlr) ainsi qu’à bonne distance de la civilisation humaine, quelques dizaines d’individus seulement, amateurs de vieille et de tacaud, de mulet, de lotte et de lieu jaune.

    Depuis 2014, à raison d’une fois par mois, le Parc naturel marin d’Iroise effectue un comptage des phoques gris qui viennent se dorer le poil sur un des mille rochers de la chaussée de Sein.

    Des phoques farouches

    Partis de Douarnenez à 10h, Livier Schweyer, Cécile Lefeuvre et Charles Le Ster commencent le recensement à 11h30, un peu avant la basse mer, pour être là quand les phoques ont à leur disposition un maximum de rochers. Mais au bout de dix minutes, toujours rien. Timides les phoques? Peureux peut-être? Qui sait?

     

      Le paradis secret des phoques gris

    Charles Le Ster (aux jumelles) et Livier Schweyer (aux commandes) scrutent chaque mois les rochers pour compter le nombre de phoques sénans. | Audric Guerrazzi

     

    «Ils sont farouches», corrige Livier, agent de terrain du Parc marin, un des référents sur l’île. «Parfois ils plongent alors que le bateau est encore à 300 mètres. Au risque de se blesser sur les rochers malheureusement», regrette-t-il. Mais ces données serviront peut-être plus tard à protéger l’espèce… Dès qu’il le peut, il coupe le moteur.

     

      Le paradis secret des phoques gris

     Les phoques adultes mâles, au pelage généralement plus foncé que celui des femelles et des jeunes, peuvent atteindre près de 200 kg. | Audric Guerrazzi

     

    Et chacun devrait essayer d’en faire autant, s’il s’aventure dans les parages. Trop dérangés, ces animaux ne resteraient peut-être pas. Et puis slalomer entre les rochers de la Chaussée de Sein n’est pas à la portée de tous: mieux vaut s’en dispenser si l’on n’est pas sûr de soi, au risque de talonner, de s’échouer… ou même (bien plus effrayant) de faire rire les phoques.

    «Sur terre, ils se sentent vulnérables» 

    Mais revenons au comptage: les premiers phoques apparaissent. Certains sont placides, dautres endormis. Et effectivement, quelques-uns semblent prendre peur et plongent. «Sur terre, ils se sentent vulnérables», explique Livier. Mais dès qu’ils sont dans l’eau, ils sortent la tête, regardent le bateau, le suivent même un peu, comme fait un peu plus loin le banc de dauphins, les autres locataires (permanents, eux) de la Chaussée.

     

      Le paradis secret des phoques gris

     Un groupe de dauphins a aussi élu domicile non loin du grand phare. | Audric Guerrazzi 

     

    Il y avait 60 phoques ce vendredi sur l’île. Les photos prises permettront de déterminer s’il s’agit des mêmes que les années précédentes. Et dans dix ans cette étude permettra peut-être de comprendre ce qui les attire tant sur l’Île-de-Sein.

    Article paru dans Ouest-France


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