• Une reconstitution historique organisée sur la plage Solidor à Saint-Malo ce jeudi midi. Un photographe décide de retracer l'histoire de la Bretagne en 100 dates et 100 photos, en sillonnant la région. Le but est d'en faire un livre. Arrêt à Saint-Malo, dans les coulisses de sa préparation.

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Après une bonne heure de placement et de prises de vues, la photo reconstituée est réussie pour le photographe vannetais © Radio France - Alexandre Frémont Saint-Malo, France

     

    Il arrive avec plein d'idées en tête sur le quai Solidor à Saint-Malo, Julien Danielo, photographe vannetais, attend près d'une voiture que les figurants se changent. Ils doivent reconstituer l'arrivée de Richard de la Cote en 1514 dans la cité corsaire, prétendant de York à la couronne anglaise, accompagné de 12000 mercenaires allemands du Saint-Empire romain germanique. Une reconstitution historique que le photographe capture pour l'intégrer à son futur livre sur l'Histoire de la Bretagne en 100 photos et 100 dates. « Des fois, c'est moi qui ai l'idée de la date ou du lieu, d'autres fois, ce sont les groupes de passionnés d'histoire qui me font des propositions », détaille Julien Danielo.

     

    Placer tous les figurants au bon endroit

    Une fois tout le monde changé et armes à la main (d'armes anciennes comme les épées, arbalètes ou pics), le petit groupe d'une dizaine de personnes se rend sur la plage Solidor, face à la tour, pour la pose. En amont, Julien a fait un montage photo sur lequel il a collé les personnages d'un tableau de l'époque, incrustés dans le paysage de Saint-Malo, avec la tour Solidor en fond. Le plus dur maintenant, c'est de placer tout le monde comme il l'a imaginé sur sa photo.

    « Alors toi, tu vas te mettre ici, de trois-quart, avec l'arme dans la main droite », dicte Julien aux figurants. « Toi, Nicolas, tu vas prendre l'arbalète, tu vas faire mine de la charger et te placer de côté ». Le photographe tient son smartphone dans la main droite, place les comédiens avec la main gauche, prenant en compte la perspective et tente de reproduire à l'identique son montage. « Alors attention, à trois, vous faites quelques gestes pour ne pas être statiques sur la photo. 1,2,3... très bien, on en refait une ». Tout est millimétré.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=lGpXHxmK3A8

     

    Et finalement, après plusieurs placements et de nombreuses prises, la photo est réussie.

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Les figurants attendent leur tour sur le côté avant que le photographe ne les place © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Il faut être patient et ne pas avoir trop froid ce jour de fin décembre sur la plage de Saint-Malo pour les figurants © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Tout se joue dans le détail pour Julien Danielo © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Julien est attentif à tous les détails pour avoir une photo parfaite © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Une cinquantaine de clichés déjà réalisés

    Julien Danielo a déjà pris une bonne cinquantaine de photos sur les 100 qu'il a prévu. « Je me donne environ un an et demi pour faire le reste et je me fixe 2020 pour la sortie du livre », envisage le photographe.

    Voilà ce que ça donne pour un cliché réalisé à Tréguier pour la vie d'Anne de Bretagne.

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Julien Danielo a déjà fait plus de 50 photos sur les 100 qu'il a prévu pour son livre, dont celle-ci sur Anne de Bretagne - Julien Danielo

     

    Julien Danielo était l'invité d'Eric Bouvet ce jeudi matin, 27 décembre, à 8h10 sur l'antenne de France Bleu Armorique. Voici son interview :

    https://www.youtube.com/watch?v=ijxHo7sJ2Js

     

    Article paru dans France Bleu Armorique et France Bleu

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • 14-18, « un traumatisme pour les soldats bretons »

    La cérémonie s’est terminée par un Bro Gozh Ma Zadoù en musique et entonné par les militants présents. | OUEST-FRANCE Patrick CROGUENNEC.

     

    Un hommage en breton, non militaire, sans uniforme et sans arme selon le vœu des combattants revenus du front de guerre a été rendu ce dimanche 11 novembre 2018, plateau de la Garenne au monument aux morts.

    Les militants bretons ont rendu hommage aux Bretons morts sur le front de 14-18, lors d’une cérémonie organisée à 14 h, ce dimanche 11 novembre 2018, au monument aux morts du plateau de la Garenne, à Vannes.

     

    14-18, « un traumatisme pour les soldats bretons »

    Une quarantaine de militants bretons ont rendu hommage à leur manière, en ce début d’après-midi du dimanche 11 novembre, aux soldats bretons morts sur le front. | OUEST-FRANCE

     

     

    14-18 marque le déclin inexorable de la langue bretonne

    Dans une prise de parole en breton, traduite en français, le Vannetais Bertrand Deléon, a rappelé que « la guerre 14-18 fut, pour nous, Bretons, un traumatisme des familles brisées par la mort de plusieurs de leurs membres, des individus mutilés, des lésions psychologiques irréversibles pour les survivants… ; plus encore que l’instruction obligatoire de Jules Ferry, la guerre 14-18 marque le déclin inexorable de la langue bretonne ; les anciens combattants, honteux de guerre, ont été encouragés à justifier le combat qu’ils ont dû mener, notamment pour exprimer leur solidarité envers leurs compagnons tombés au front… C’est un profond traumatisme que les Bretons ont vécu il y a 100 ans. »

    Et de conclure : « Le quart des hommes qui y laissèrent la vie sous les couleurs de la France étaient Bretons. Le meilleur moyen de pallier le manque de cœur ou de courage politique des élus, des officiels, des descendants des combattants, est de leur rendre hommage en leur langue, en respectant le vœu des anciens combattants revenus du front qui voulaient un 11 novembre sans arme, afin de célébrer la paix. »

     

    Article paru dans Ouest-France

     


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  • Le mystère de la quatrième tour du château enfin levé !

    La quatrième tour a été mise au jour au sud-Est du château.© Ouest-France

     

    Après trois semaines de fouilles en septembre et octobre 2018, les archéologues ont mis au jour la quatrième tour du château de Rohan à Pontivy dont l'existence était présumée depuis les années 1980.

    C'est un mystère qui planait depuis la fin des années 1980 et de premières fouilles archéologiques réalisées au château des Rohan à Pontivy. Le château comptait-il quatre tours et non pas seulement deux visibles à l'heure actuelle.

     

    2,50 mètres sous terre

    Lundi 15 octobre 2018, Karine Vincent, archéologue médiéviste en charge des fouilles menées actuellement dans l'aile Sud-Est du château a levé le voile sur ce mystère. « Oui, il y a bien eu une quatrième tour au château de Pontivy. On en voit la trace comme en négatif, arrondie, après avoir creusé à 2,50 mètres. Nous avons également mis au jour les restes en pierres de taille d'une fenêtre. »

     

    La Drac avait décidé de lancer ses recherches après l’effondrement de la courtine Est en 2014.

    https://pontivy.maville.com/actu/actudet_-pontivy.-le-mystere-de-la-quatrieme-tour-du-chateau-enfin-leve-_52707-3553051_actu.Htm

     

    Récits de voyage

    « La quatrième tour était évoquée dans des récits de voyage mais aussi sur une peinture murale de l'église Saint-Mériadec à Stival », explique Anne Bocquet, médiatrice du patrimoine de la ville.

    La quatrième tour n'est donc pas une légende. « Nous pensons qu'elle a disparu pour pouvoir renforcer le front oriental du château qui était plus démuni défensivement », explique Karine Vincent.

     

    Cinq archéologues

    Cinq archéologues sont à pied d'œuvre depuis trois semaines. Le chantier doit se poursuivre jusqu'au mois de novembre. « Nous devons désormais comprendre à quoi servait exactement cette tour, si ses occupants nous ont laissé assez de souvenirs pour le détailler. »

     

    Article paru dans Ouest-France

     


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  • La généalogie, c'est super ! Nous sommes tous plongés dedans, certains depuis notre plus tendre enfance. Et nous avons tous entendu parler des Mormons, ceux sans qui, probablement, la généalogie ne serait pas ce qu'elle est. Mais qui sont-ils vraiment ? Quels sont les principes de leur Église ? Un passionnant reportage leur est consacré lundi prochain.

     

    Un reportage sur les Mormons

    Les Mormons À La Conquête Du Monde” a été réalisé par Guillaume de Morant, entre France et États-Unis. Nous avons souhaité lui poser quelques questions pour en savoir un peu plus sur cette expérience.

     

    Geneanet – Pourquoi ce reportage sur les Mormons ?

    Guillaume de Morant – Comme généalogiste, je connais depuis longtemps l’existence des Mormons. Mais je ne les ai vraiment découverts qu’en 2014, lorsque je suis allé pour la première fois à Salt Lake City, à Rootstech, leur congrès international de généalogie. Ce fut vraiment une surprise, car je m’attendais presque à rencontrer les membres d’une secte ! Comme beaucoup de gens, j’avais une vision tronquée de leur religion. J’ai donc eu envie de mieux les connaître, mieux les comprendre.

     

    Qui sont les Français membres de l’Église que vous avez rencontré, ont-ils un profil particulier ?

    J’ai rencontré deux familles françaises, l’une installée aux États-Unis depuis 13 ans et que nous avons filmée lors de son retour en France cet été. L’autre famille habite en région parisienne. Je les ai suivies l’une et l’autre pendant plusieurs jours. Ce sont des familles tout à fait ordinaires, des gens qui travaillent, avec des enfants qui vont à la même école que tout le monde. Ils sont très bien insérés dans la société. C’est leur engagement pour leur religion qui est peu commun.

     

    Les portes se sont-elles ouvertes facilement pour le tournage, vous avez notamment rencontré les plus hautes instances de l’Église, a-t-il été facile d’obtenir un rendez-vous ?

    Leur église s’ouvre de plus en plus, car les Mormons ont pris conscience que sans transparence, c’est la porte ouverte à toutes les rumeurs et à tous les fantasmes. Mais pour un journaliste, il y a une grande différence entre obtenir une interview d’un haut-responsable et se faire accréditer pour plusieurs semaines de reportage. J’ai dû vaincre des résistances en interne, surtout par méconnaissance des médias français de la part des mormons américains. Mais les portes se sont finalement ouvertes en grand, grâce au soutien des membres français de l’église, un soutien qui a été constant et déterminant.

     

    Vous n’avez pas pu filmer de cérémonies de réception de membre de l’Église, il reste malgré tout un secret impénétrable autour de celles-ci, n’y a-t-il pas contradiction avec le fait que vous ayez pu interviewer facilement des personnes haut placées ?

    Je crois que les Mormons préfèrent quand même garder quelques secrets pour eux. C’est leur droit…

     

    Vous étiez présent au salon de généalogie mondial, Rootstech, qui se déroule à Salt Lake City, le siège de l’Église. La ville est-elle imprégnée de la culture mormone, qui sont les gens que vous avez pu croiser lors du salon ?

    Salt Lake City ressemble à toutes les villes moyennes américaines et l’on ne ressent pas vraiment la culture mormone, si ce n’est dans le centre à Temple Square. L’architecture monumentale rappelle partout l’influence de l’église. Mais paradoxalement, ce n’est pas dans la ville elle-même que cette influence est la plus marquée, car seulement la moitié des habitants de la ville se déclarent Mormons. C’est beaucoup plus au sud de l’Utah, dans les communes de la vallée, que la proportion de Mormons est la plus forte. Là-bas, il y a une presque une paroisse à chaque coin de rue !

    La capitale Salt Lake City est un donc mélange étonnant de conservatisme et de progressisme. Par exemple, la maire de la ville est une femme démocrate homosexuelle qui vit ouvertement avec sa compagne et leurs enfants et elle a été élue forcément avec le vote des Mormons. Cela en dit long sur les tiraillements, les débats de société qui agitent les membres de cette église.

    Lors du congrès Rootstech, qui est quand même fréquenté par beaucoup de Mormons, on croise donc de tout. Il y a des familles avec de jeunes enfants, des gens qui sont là pour entendre les conférences de leurs hauts-responsables, d’autres venant simplement participer à un bon spectacle, car c’est aussi un grand show à l’américaine et on le montre bien dans le reportage. Et il y a aussi beaucoup de généalogistes passionnés venus découvrir les nouveautés, échanger, se former en assistant à des ateliers.

     

    Votre propre opinion sur les Mormons a-t-elle changé à la suite de votre tournage ?

    Oui, je trouve qu’ils sont beaucoup plus ouverts que je ne le croyais. Et je pense que leurs croyances peuvent être respectées, même si parfois, elles donnent lieu à des choses très étranges pour un observateur extérieur, comme le baptême des morts et certaines cérémonies qui ont lieu à l’intérieur des temples.

    J’ai vu aussi qu’ils avaient un grand désir de s’accroître, de faire progresser leur religion avec l’envoi de missionnaires dans de nombreux pays du monde, dont la France. C’est l’une des religions qui progresse le plus en proportion dans le monde, même si le nombre d’adeptes reste encore très modeste par rapport à d’autres églises chrétiennes.

     

    Les Mormons À La Conquête Du Monde” sera diffusé lundi 8 octobre à 20h50 sur RMC Story
    (anciennement Numéro 23) dans l’émission “Révélations”, présentée par Yasmine Oughlis

    http://www.numero23.fr/programmes/revelations/

     

     

     

     


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