•  Au plus près de la nature au pays du roi Morvan

    À Langonnet (Morbihan), l’abbaye cistercienne Notre-Dame abrite une splendide salle capitulaire.

     

    Idée de balade

    Tout au nord-ouest du Morbihan, au cœur du Centre-Bretagne, le pays du roi Morvan s’étend sur une vingtaine de communes. Une destination propice à l’évasion hors des sentiers battus. Ici, dans une nature d’exception, on est dopé à la chlorophylle ! On vous invite à partager un grand bol d’air et à découvrir une Bretagne insoupçonnée qui enivrera ceux qui sont épris de grands espaces. Entre roches et forêts, les méandres des rivières apportent une touche de magie et un brin de poésie qui ne vous laisseront pas indifférent. Laissez-vous guider par les éléments sur cette terre inestimable qui invite à l’évasion hors des sentiers battus.

     

    Des montagnes de la couleur du schiste

    Les Montagnes Noires, région culminante du Morbihan, doivent leur nom à la couleur du schiste qui les compose. Les plus audacieux pourront laisser vagabonder leur imagination au rythme de leurs pas sur cette terre de légendes. Mais, attention, on dit que surviennent parfois d’étranges accidents inexpliqués et que l’on entend les grincements de roues de la charrette de l’Ankou. On dit aussi que le cheval du Roi Arthur y fut enchaîné pendant 17 ans…

     

    Si ces paysages à la force brute et cette nature exceptionnelle vous plongent dans l’univers qui berce depuis la nuit des temps l’imaginaire breton, les chemins de randonnée qui vous font découvrir les anciennes carrières d’ardoises vous ramènent, en revanche, à la dure réalité du travail des ardoisiers au XIXème siècle.

     

    Au départ du parking du château de Tronjoly, le circuit des carrières, boucle de 10,5 km, vous permet de découvrir un ancien site ardoisier, de traverser une sapinière avant que pins, bruyères et ajoncs ne laissent place à un magnifique panorama sur les Montagnes Noires et le Centre-Bretagne. De retour au domaine de Tronjoly, vous pouvez flâner dans le parc du château. Cet élégant édifice, bâti au XVIIIème siècle, se mire dans les eaux d’un étang qui ajoute à la prestance du site.

     

    Art gothique à Langonnet

    À Langonnet, l’abbaye cistercienne Notre-Dame abrite une splendide salle capitulaire, témoin d’un art gothique raffiné qui s’exprime de très jolie façon à travers l’élégance de sa voûte surbaissée reposant sur de fins piliers.

     

    Plus au nord, au lieu-dit Bel-Avenir, dans la campagne de Plouray, entrez dans le temple et le Stupa du centre bouddhique Drukpa, afin d’y admirer d’impressionnantes statues, faire tourner le moulin à prières ou, tout simplement, vous imprégner de la quiétude ambiante.

     

    Informations auprès de l’office de tourisme du Pays du roi Morvan,

    tél. 02 97 23 23 23.

     

    Article paru dans Ouest-France

     


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  • Dans quelques mois, Amandine Sénant prendra la relève de Pierre Canévet à l'atelier de saboterie Rivalin à Quimper. Un métier ancien et original, dans lequel la jeune femme de 27 ans s'épanouit déjà.

     

    À 27 ans, Amandine Sénant se prépare à devenir sabotière

     Amandine Sénant fabrique plusieurs paires de sabots par jour. Dans quelques mois, elle prendra la suite de Pierre Canévet à l'atelier Rivalin. - Ninnog Louis

     

     

    Dans la lumière tamisée de l'atelier Rivalin à Quimper, Amandine Sénant fabrique des sabots à son établi. Couturière de formation, la jeune femme se prépare à prendre la suite de Pierre Canévet, sabotier depuis 1975. "J'ai appris que Pierre allait partir à la retraite, et que personne n'allait prendre sa place. J'ai donc voulu découvrir son métier", raconte-t-elle.

    Entre Amandine et la saboterie, le courant passe tout de suite. "Le fait que les tâches soient variées, que ce soit un vieux métier qui malheureusement se perd, c'est très enrichissant".

    A Rivalin, on ne fabrique pas de "botoù-koad" (sabots) à l'ancienne, mais des souliers en cuir et en bois, plus confortables. Pour l'instant, la jeune femme ne travaille que sur un modèle de sabots. "C'est encore un peu compliqué. Mais ça viendra !" En cas de difficulté, pas de panique : au fond de l'atelier, Pierre Canévet veille, prêt à lui prodiguer aide et conseils en cas de besoin.

     

     

    À 27 ans, Amandine Sénant se prépare à devenir sabotière

     Amandine Sénant est la seule femme sabotière de France. - Ninnog Louis

     

     

    "Ce n'est pas du tout mon style !"

    Amandine est une des sept sabotières de France, et c'est la seule femme.

    "Je suis très manuelle. Ce métier, c'est tout ce que j'ai toujours voulu !"

    Sans surprise, son choix a étonné ses proches. "Mes amis ont halluciné ! rigole-t-elle. Mais quand je leur ai expliqué, ils ont trouvé ça génial". Et si elle adore fabriquer ces sabots, elle n'en porte jamais. "Ce n'est pas du tout mon style !" s'esclaffe-t-elle.

    A la fin de sa formation dans quelques mois, Amandine prendra pour de bon la suite de Pierre Canévet. À Quimper, les sabots Rivalin ont donc encore de beaux jours devant eux.

     


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  • Une reconstitution historique organisée sur la plage Solidor à Saint-Malo ce jeudi midi. Un photographe décide de retracer l'histoire de la Bretagne en 100 dates et 100 photos, en sillonnant la région. Le but est d'en faire un livre. Arrêt à Saint-Malo, dans les coulisses de sa préparation.

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Après une bonne heure de placement et de prises de vues, la photo reconstituée est réussie pour le photographe vannetais © Radio France - Alexandre Frémont Saint-Malo, France

     

    Il arrive avec plein d'idées en tête sur le quai Solidor à Saint-Malo, Julien Danielo, photographe vannetais, attend près d'une voiture que les figurants se changent. Ils doivent reconstituer l'arrivée de Richard de la Cote en 1514 dans la cité corsaire, prétendant de York à la couronne anglaise, accompagné de 12000 mercenaires allemands du Saint-Empire romain germanique. Une reconstitution historique que le photographe capture pour l'intégrer à son futur livre sur l'Histoire de la Bretagne en 100 photos et 100 dates. « Des fois, c'est moi qui ai l'idée de la date ou du lieu, d'autres fois, ce sont les groupes de passionnés d'histoire qui me font des propositions », détaille Julien Danielo.

     

    Placer tous les figurants au bon endroit

    Une fois tout le monde changé et armes à la main (d'armes anciennes comme les épées, arbalètes ou pics), le petit groupe d'une dizaine de personnes se rend sur la plage Solidor, face à la tour, pour la pose. En amont, Julien a fait un montage photo sur lequel il a collé les personnages d'un tableau de l'époque, incrustés dans le paysage de Saint-Malo, avec la tour Solidor en fond. Le plus dur maintenant, c'est de placer tout le monde comme il l'a imaginé sur sa photo.

    « Alors toi, tu vas te mettre ici, de trois-quart, avec l'arme dans la main droite », dicte Julien aux figurants. « Toi, Nicolas, tu vas prendre l'arbalète, tu vas faire mine de la charger et te placer de côté ». Le photographe tient son smartphone dans la main droite, place les comédiens avec la main gauche, prenant en compte la perspective et tente de reproduire à l'identique son montage. « Alors attention, à trois, vous faites quelques gestes pour ne pas être statiques sur la photo. 1,2,3... très bien, on en refait une ». Tout est millimétré.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=lGpXHxmK3A8

     

    Et finalement, après plusieurs placements et de nombreuses prises, la photo est réussie.

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Les figurants attendent leur tour sur le côté avant que le photographe ne les place © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Il faut être patient et ne pas avoir trop froid ce jour de fin décembre sur la plage de Saint-Malo pour les figurants © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Tout se joue dans le détail pour Julien Danielo © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Julien est attentif à tous les détails pour avoir une photo parfaite © Radio France - Alexandre Frémont

     

    Une cinquantaine de clichés déjà réalisés

    Julien Danielo a déjà pris une bonne cinquantaine de photos sur les 100 qu'il a prévu. « Je me donne environ un an et demi pour faire le reste et je me fixe 2020 pour la sortie du livre », envisage le photographe.

    Voilà ce que ça donne pour un cliché réalisé à Tréguier pour la vie d'Anne de Bretagne.

     

    Dans les coulisses d'une reconstitution historique à Saint-Malo

    Julien Danielo a déjà fait plus de 50 photos sur les 100 qu'il a prévu pour son livre, dont celle-ci sur Anne de Bretagne - Julien Danielo

     

    Julien Danielo était l'invité d'Eric Bouvet ce jeudi matin, 27 décembre, à 8h10 sur l'antenne de France Bleu Armorique. Voici son interview :

    https://www.youtube.com/watch?v=ijxHo7sJ2Js

     

    Article paru dans France Bleu Armorique et France Bleu

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • 14-18, « un traumatisme pour les soldats bretons »

    La cérémonie s’est terminée par un Bro Gozh Ma Zadoù en musique et entonné par les militants présents. | OUEST-FRANCE Patrick CROGUENNEC.

     

    Un hommage en breton, non militaire, sans uniforme et sans arme selon le vœu des combattants revenus du front de guerre a été rendu ce dimanche 11 novembre 2018, plateau de la Garenne au monument aux morts.

    Les militants bretons ont rendu hommage aux Bretons morts sur le front de 14-18, lors d’une cérémonie organisée à 14 h, ce dimanche 11 novembre 2018, au monument aux morts du plateau de la Garenne, à Vannes.

     

    14-18, « un traumatisme pour les soldats bretons »

    Une quarantaine de militants bretons ont rendu hommage à leur manière, en ce début d’après-midi du dimanche 11 novembre, aux soldats bretons morts sur le front. | OUEST-FRANCE

     

     

    14-18 marque le déclin inexorable de la langue bretonne

    Dans une prise de parole en breton, traduite en français, le Vannetais Bertrand Deléon, a rappelé que « la guerre 14-18 fut, pour nous, Bretons, un traumatisme des familles brisées par la mort de plusieurs de leurs membres, des individus mutilés, des lésions psychologiques irréversibles pour les survivants… ; plus encore que l’instruction obligatoire de Jules Ferry, la guerre 14-18 marque le déclin inexorable de la langue bretonne ; les anciens combattants, honteux de guerre, ont été encouragés à justifier le combat qu’ils ont dû mener, notamment pour exprimer leur solidarité envers leurs compagnons tombés au front… C’est un profond traumatisme que les Bretons ont vécu il y a 100 ans. »

    Et de conclure : « Le quart des hommes qui y laissèrent la vie sous les couleurs de la France étaient Bretons. Le meilleur moyen de pallier le manque de cœur ou de courage politique des élus, des officiels, des descendants des combattants, est de leur rendre hommage en leur langue, en respectant le vœu des anciens combattants revenus du front qui voulaient un 11 novembre sans arme, afin de célébrer la paix. »

     

    Article paru dans Ouest-France

     


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